Pour l’année 2026-2027, le programme limitatif de spécialité musique et le programme complémentaire d’enseignement optionnel sont parus au BO n°4 du 22 janvier 2026 dans les annexes 6 et 9. Les nouvelles œuvres de référence promettent de belles découvertes pour nos lycéens mais elles se prêtent aussi plus que jamais à une exploitation avec les collégiens.

Œuvres de référence du Programme limitatif EDS musique 2026-2027

  • Louis Armstrong, Ella Fitzgerald, Porgy and Bess, Verve Records, 1958 : 
    – Ouverture ;
    – Summertime ;
    – I Got Plenty O’ Nuttin’ ;
    – It Ain’t Necessarily So ;
    – Oh Lawd, I’m on My Way! ;

Il s’agit du troisième et dernier album du duo Ella Fitzgerald – Louis Armstrong. Il est produit par Norman Granz. L’album est une suite de sélections de l’opéra de George Gershwin « Porgy and Bess » dont les arrangements orchestraux ont été réalisés par Russell Garcia.

  • Carl Philipp Emanuel Bach, « Allegro assai », extrait du Concerto pour violoncelle en la majeur, Wq 172.
« Écritures, formes, graphismes »
  • Guillaume de Machaut, Ma fin est mon commencement ;
  • Johannes Ciconia, Le Ray au soleyl ;
  • Jacob Senleches, La Harpe de Mélodie ;
  • Baude Cordier, Tout par Compas suy composés.

Sur le site de l’Académie de Créteil, vous trouverez des ressources sur cette partie du programme (une présentation et un escape game).

En vue de l’épreuve terminale du baccalauréat, le programme limitatif présenté ci-dessus vient nourrir certaines des situations d’apprentissage qui organisent l’année scolaire. Peuvent s’y adosser :

  • l’étude et la découverte d’autres interprétations ou mises en scène des œuvres au programme dans une approche comparée ;
  • la réalisation de projets musicaux de création ou d’interprétation ;
  • la réalisation de projets de médiation issus de recherches documentaires et croisant d’autres domaines de connaissance ;
  • des travaux d’analyse auditive concentrés sur certains extraits particulièrement représentatifs des œuvres, certains d’entre eux pouvant être accompagnés de leurs partitions ou représentations graphiques ;
  • des recherches en ligne par l’écoute d’œuvres s’y référant ou d’interprétations différentes ;
  • des études portant sur la sociologie et l’économie de la musique.

En outre, les champs de questionnement et le choix approprié des thématiques d’étude qui en sont issues peuvent éclairer chacune des œuvres de ce programme limitatif tout en enrichissant les situations d’apprentissage rappelées ci-dessus.

Œuvres de référence du Programme complémentaire 1ère et terminale Option musique 2026-2027

Antilles

  • Eugène Mona, « Ti Milo », Clip original,1978 ;
  • Admiral T, « Ti Milo », Léritaj Mona 2, Aztec Music, 2011.

Polynésie

  • « Himéné tarava », Le Juillet polynésien, Arion music, 1989 ;
  • « Haka Enana », Pupu himene no Porinetia, Manuiti Records, 2010. 

La Réunion

  • Danyel Waro, « Laviyon », Batarsité, Piros, 1994 ;
  • Wati Watia Zorey Band, « Rest’ là Maloya », Zanz in lanfèr, Air Rytmo, 2016.

Perspectives de travail

Pour le champ de questionnement La place de la musique et de ses pratiques dans la société contemporaine – perspectives : musique et mondialisation – authenticité, identités, métissage, transformation ; culture individuelle vs patrimoine collectif.

Pour le champ de questionnement La diversité des esthétiques, des langages et des techniques de la création musicale dans le temps et l’espace – perspective : ancrage historique vs présence contemporaine.

Le corpus musical proposé, géographiquement dispersé entre Caraïbes et Pacifique, en passant par l’océan indien, trouve son unité – outre que par les liens historiques et culturels de la France d’outre-mer – par la fonction du chant : d’une part, porteur de mémoire collective et de lien avec les ancêtres, leurs langues et leurs rituels ; d’autre part, vecteur de tension vers des formes d’expression contemporaines et globalisées, qui réinventent la tradition et témoignent de sa vitalité. En Polynésie, le himene tarava et le haka expriment, chacun à sa manière, la puissance collective et la dimension rituelle du chant. Aux Antilles, Eugène Mona mobilise l’identité martiniquaise par des marqueurs culturels comme la flute bambou, le chant créole et les percussions. L’artiste guadeloupéen Admiral T prolonge cet héritage dans le champ des musiques urbaines. À La Réunion, le maloya devient un autre foyer de cette tension féconde entre mémoire et transformation. 

Ce corpus, nécessairement sélectif, ne cherche pas l’exhaustivité stylistique, culturelle ou géographique ; il propose quelques entrées, parmi d’autres possibles, dans la richesse et la diversité des pratiques vocales des territoires ultramarins, et constitue une invitation à poursuivre la découverte au-delà des œuvres étudiées. Ces approches diversifiées permettront d’expérimenter, de créer, de développer des pratiques musicales en tissant un lien avec d’autres œuvres, d’époques et d’espaces géographiques différents.

CONTACTS :

M. Bruno STISI - IA-IPR Education Musicale et Chant Choral

mail : bruno.stisi@ac-nice.fr

Mme Emmanuelle CERVETTI - IAN EMCC - Webmestre

mail : emmanuelle.cervetti@ac-corse.fr