
La qualité du service public de l’éducation se mesure notamment à la réussite des élèves et à la reconnaissance des diplômes qu’il délivre. L’assurance de la valeur des diplômes du ministère de l’Éducation nationale conditionne la confiance des familles, une entrée réussie dans les études supérieures ou dans la vie professionnelle.
Afin que les diplômes nationaux reflètent effectivement le niveau des élèves, des évolutions significatives des modalités de délivrance du diplôme national du brevet (DNB) et des baccalauréats général et technologique ont été décidées pour l’année scolaire 2025-2026. Ces évolutions visent à garantir l’équité entre les candidats et à clarifier les attendus à l’égard des élèves comme des équipes pédagogiques. Elles traduisent la volonté de valoriser un travail régulier, la rigueur, la maîtrise des savoirs ainsi que la qualité de la rédaction et du raisonnement. Elles doivent être conduites dans un esprit de justesse et d’exigence, assuré par l’expertise des professeurs, l’appui des inspecteurs et la qualité des épreuves.
Plusieurs mesures entrent ainsi en vigueur à compter de la session 2026 :
- au DNB, la part des épreuves terminales est portée à 60 %, contre 40 % pour le contrôle continu qui prend désormais en compte la moyenne annuelle des notes obtenues dans l’ensemble des disciplines enseignées au collège ;
- en classe de première générale et technologique, une épreuve anticipée de mathématiques est instaurée. Elle permet d’évaluer le niveau de maîtrise des compétences mathématiques de tous les bacheliers généraux et technologiques, indépendamment de leurs enseignements de spécialité ou de leur série ;
- deux notes de service publiées au BOENJS du 28 août 2025 ont rappelé les attendus du contrôle continu, dont l’équité territoriale doit être assurée par le projet d’évaluation au lycée ainsi que le renforcement des barèmes nationaux pour les examens du second degré à compter de la session 2026, en excluant toute possibilité de modification générale des notes par les autorités académiques ;
- pour les baccalauréats général et technologique, les points que peut attribuer le jury de délibération sont désormais limités à 50. Aucun point ne peut être accordé aux candidats ayant obtenu une note inférieure à 8/20.
I. Préparer les élèves tout au long de l’année
A. Entraîner régulièrement les élèves dans la préparation des épreuves
Se préparer aux épreuves terminales des examens nationaux, en fin de troisième comme en première et en terminale, cela s’apprend. Les candidats doivent se familiariser avec la nature des épreuves auxquelles ils seront confrontés. Pour les équipes pédagogiques, il s’agit de les exercer à lire attentivement les sujets afin d’en appréhender correctement les consignes, à mobiliser l’ensemble du temps imparti d’épreuve, en persévérant face à la difficulté, y compris lorsque les sujets peuvent différer de leurs attentes, à faire une relecture active et efficace de ce qu’ils ont produit.
La préparation aux épreuves terminales des examens nationaux nécessite un entraînement régulier des élèves. D’ores et déjà très répandue, l’organisation d’épreuves blanches dans les conditions réelles de l’examen doit être systématique. Il existe une corrélation étroite entre la réussite aux examens et l’organisation par les établissements d’épreuves de cette nature. Parallèlement aux épreuves blanches, des activités d’entraînement et de révision sur des parties limitées d’épreuves offrent l’occasion d’optimiser le temps de révision comme celui des épreuves et d’identifier les stratégies de réussite.
Chaque élève doit également s’investir, tout au long de l’année, dans la préparation des épreuves, tout en intensifiant ses efforts à l’approche de la date des examens. Pour ce faire, il prend appui sur les conseils de l’équipe pédagogique, notamment pour organiser ses révisions, combler ses lacunes et se préparer mentalement et matériellement à l’examen. Cet investissement personnel contribue à se présenter sereinement aux épreuves.
B. Mobiliser les dispositifs d’accompagnement des élèves
Les dispositifs d’accompagnement existants doivent être pleinement mobilisés pour soutenir la préparation aux examens. Au collège, les heures supplémentaires de soutien renforcé ainsi que Devoirs faits à destination des élèves de 3e peuvent être utilement orientés vers la préparation des épreuves. Au lycée général et technologique, les heures d’accompagnement personnalisé ou le tutorat peuvent être utilisés pour renforcer les méthodes de travail et consolider les apprentissages.
Les stages de réussite des vacances de printemps, proposés dans tous les établissements concernés, seront prioritairement consacrés à la préparation aux examens. Ils s’adressent à tous les profils d’élèves, au collège comme au lycée, afin d’accompagner ceux en difficulté, de renforcer les compétences des élèves les plus à l’aise et de constituer des temps privilégiés pour renforcer la motivation et la confiance en soi des élèves.
Enfin, les établissements sont encouragés, comme de nombreux d’entre eux le font déjà, à organiser un temps de révision spécifique avant les épreuves, afin de permettre aux élèves de fournir un effort intellectuel dense, temporaire et efficace.
C. Accompagner les nouvelles modalités des épreuves de mathématiques
Les épreuves de mathématiques du DNB et l’épreuve anticipée de mathématiques (EAM) comportent désormais une première partie consacrée aux automatismes. Un entraînement renforcé et soutenu favorise en effet la mémorisation et développe les compétences en calcul mental des élèves. De plus, l’acquisition de ces automatismes contribue à encourager l’engagement des élèves dans les apprentissages et à les inscrire dans une dynamique positive.
Afin d’accompagner les équipes dans la préparation des élèves à ces épreuves, des ressources pédagogiques (sujets zéro, listes d’automatismes, livrets) sont mises à disposition sur Éduscol :
- pour le DNB : sujets zéro, liste indicative d’automatismes, livret sur les automatismes ;
- pour l’EAM : sujets zéro, liste des automatismes.
II. Une exigence renforcée dans les attentes rédactionnelles pour toutes les disciplines
Conformément à la note de service du 25 août 2025, les épreuves du DNB et du baccalauréat prennent en compte, dans l’attribution de la note, la qualité rédactionnelle : orthographe, syntaxe, grammaire, clarté de la langue et lisibilité du propos. Le respect de cette exigence fondamentale est apprécié dans les conditions prévues par les seuls barèmes nationaux. La situation particulière des candidats bénéficiant d’un aménagement ou d’adaptations est prise en compte.
Ainsi, la préparation aux examens intègre, dans toutes les disciplines et en adaptant les attentes à l’examen visé :
- une vigilance orthographique, avec un retour systématique sur les erreurs répétées ;
- une importance de la relecture par les élèves de leur production dans le temps imparti de l’épreuve ;
- l’exigence d’une production d’écrits structurés et argumentés.
Les corps d’inspection sont pleinement mobilisés dans cette démarche, d’une part pour accompagner les professeurs tout au long de la formation des élèves et, d’autre part, en veillant au respect des consignes relatives aux attentes rédactionnelles lors des corrections des épreuves nationales.
Le ministre de l’Éducation nationale,
Édouard Geffray