L’Académie de Corse a récemment accueilli Madame Nathalie Sayac, Inspectrice Générale de l’éducation, du sport et de la recherche, et Madame Nadine Grapin, didacticienne des mathématiques pour une journée de formation et d’échanges, en présence de Monsieur le Recteur de la région académique de Corse. Cette journée a été consacrée à des échanges autour de la lutte contre les stéréotypes de genre dans l’enseignement des mathématiques.

Un constat sans appel
Malgré des capacités cérébrales identiques entre filles et garçons, les parcours scolaires divergent fortement dès la classe de seconde. Le rapport IGÉSR-IGF de février 2025 souligne un effet de « tuyau percé » : si les filles représentent 54 % des effectifs en seconde, elles ne sont plus que 25 % à s’engager dans une formation STEM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques) après le baccalauréat.
Agir au cœur de la classe
La formation a mis en lumière que les stéréotypes de genre, souvent inconscients, sont la principale cause de cette sous-représentation. Ils se cristallisent dès le collège et influencent l’autocensure des jeunes filles.
Pour inverser cette tendance, trois piliers d’action ont été présentés :
- Former et sensibiliser : aider les enseignants à identifier les biais dans leurs pratiques (gestion des passages au tableau, distribution de la parole, rédaction des appréciations).
- Renforcer la place des filles dans les STEM : privilégier les objectifs de maîtrise plutôt que la simple performance et encourager l’utilisation de supports pédagogiques non stéréotypés.
- Ouvrir les horizons : susciter des vocations par l’intervention de « rôles modèles » féminins et la valorisation des contributions historiques des femmes de sciences. Des vidéos présentant des filles de l’académie qui ont fait le choix d’études scientifiques sont disponibles sur le site académique (vidéo n°1, vidéo n°2, vidéo n°3).
Il appartient désormais à l’ensemble de la communauté éducative de transformer ces réflexions en actions quotidiennes pour que chaque élève, quel que soit son sexe, puisse pleinement s’épanouir dans les disciplines scientifiques.
Nous adressons nos remerciements les plus chaleureux à Madame Nathalie Sayac et à Madame Nadine Grapin pour leur contribution à cette dynamique de formation. Leurs expertises ont permis d’éclairer les enjeux cruciaux de la mixité dans les filières scientifiques.
